{"id":43847,"date":"2023-07-26T07:59:59","date_gmt":"2023-07-26T05:59:59","guid":{"rendered":"https:\/\/monsblog.be\/?page_id=43847"},"modified":"2025-03-29T16:30:46","modified_gmt":"2025-03-29T15:30:46","slug":"les-brasseries-montoises-par-philippe-yannart","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monsblog.be\/les-brasseries-montoises-par-philippe-yannart\/","title":{"rendered":"Les brasseries montoises par Philippe Yannart"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-large-font-size\"><strong>LES BRASSERIES MONTOISES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"201\" height=\"201\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-49.png?resize=201%2C201&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43929\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-49.png?w=201&amp;ssl=1 201w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-49.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w\" sizes=\"(max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>par PHILIPPE YANNART<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Salut \u00e0 toi, bi\u00e8re limpide et blonde,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je tiens mon verre, et le bonheur en main.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ah ! J\u2019en voudrais verser \u00e0 tout le monde,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pour le bonheur de tout le genre humain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">A plein verre mes bons amis<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En la buvant, il faut chanter la bi\u00e8re ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">A plein verre, mes bons amis,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il faut chanter la bi\u00e8re du pays !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Antoine Clesse (1816-1889)<\/p>\n\n\n\n<p>Les anciens belges buvaient d\u00e9j\u00e0 une boisson d\u2019orge ferment\u00e9e, mais l\u2019industrie de la fabrication de la bi\u00e8re naquit et se d\u00e9veloppa surtout au Moyen Age, dans les abbayes o\u00f9 la r\u00e8gle interdisait de boire du vin. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part la bi\u00e8re repr\u00e9sentait pour la population, un excellent moyen de lutter contre les \u00e9pid\u00e9mies provoqu\u00e9es par l\u2019eau souvent infect\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque. C\u2019\u00e9tait l\u00e0 une raison suffisante pour voir se d\u00e9velopper un peu partout une industrie brassicole. <\/p>\n\n\n\n<p>Chaque village poss\u00e9dait sa propre brasserie, plus ou moins artisanale. On sait que le Chapitre de Mons en poss\u00e9dait \u00e9galement une, dite bien \u00e9videmment de Ste Waudru, et qui se situait \u00ab en la rue de Nimy \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019elle devint une industrie priv\u00e9e, les \u00ab cambiers \u00bb de Mons (nom port\u00e9 par les brasseurs au Moyen Age &#8211; d\u2019o\u00f9 les patronymes) se constitu\u00e8rent en conn\u00e9tablie qui joua un r\u00f4le traditionnel dans l\u2019histoire de la ville. <\/p>\n\n\n\n<p>Les documents les plus anciens qui nous renseignent sur Mons, montrent que d\u00e8s avant 1300 le quartier des \u00ab peskeries \u00bb situ\u00e9 le long de la Trouille dans le bas de la ville, abritait, en plus de ces p\u00eacheries, de nombreux autres m\u00e9tiers : brasseries, boucheries, tanneries, moulins, lavoirs et \u00ab estuves \u00bb ou bains publics. Jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9tournement en 1872, chacun, donc, y puisait l\u2019eau dont il avait besoin et y rejetait ses effluents, quelque soit le d\u00e9bit de la rivi\u00e8re, fort variable selon les saisons. <\/p>\n\n\n\n<p>A n\u2019en pas douter, certains jours, la bi\u00e8re devait avoir un dr\u00f4le de go\u00fbt. Quoiqu\u2019il en soit, l\u2019argent n\u2019ayant pas d\u2019odeur, il semblerait que l\u2019industrie brassicole procurait un important revenu au pouvoir communal, qui pr\u00e9levait une taxe, appel\u00e9e la malt\u00f4te, \u00e0 la fois sur la fabrication et sur la vente du breuvage.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"843\" height=\"530\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-3.png?resize=843%2C530&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43848\" style=\"width:725px;height:455px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-3.png 843w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-3-480x302.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 843px, 100vw\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le XIVe si\u00e8cle, les archives permettent de discerner plusieurs vari\u00e9t\u00e9s de bi\u00e8re telles la&nbsp;<em>Cervoise<\/em>, la&nbsp;<em>Hambourse<\/em>, la&nbsp;<em>Goudalle<\/em>, la&nbsp;<em>Cuelte<\/em>, la&nbsp;<em>Houppe,&nbsp;<\/em>ce qui laisse \u00e0 penser que l\u2019offre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 importante<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve au XVe si\u00e8cle le nom des brasseries de Thuing, rue du Cerf-volant (actuellement rue Lamir o\u00f9 passait alors la Trouille) et de Dinant (qui donna finalement son nom \u00e0 la rue o\u00f9 elle se trouvait). <\/p>\n\n\n\n<p>Concernant celle-ci, la belle pierre qui lui servait d\u2019enseigne et qui datait de 1743 fut vol\u00e9e en 1980, lors des travaux de d\u00e9molition du b\u00e2timent.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du recensement du 12 ao\u00fbt 1559 pour le service d\u2019incendie \u2013 c\u2019est aux brasseurs qu\u2019incombait ce service \u2013 on comptait \u00e0 Mons plus de 20 brasseries (pour 15.000 habitants). Malgr\u00e9 ce nombre, beaucoup de manants brassaient eux-m\u00eames chez eux, tandis que d\u2019autres faisaient fabriquer \u00e0 fa\u00e7on chez les cambiers, mais au prix fort, ce qui d\u00e9cida le Conseil de Ville de racheter, par mesure d\u2019hygi\u00e8ne, une brasserie afin de permettre aux bourgeois d\u2019y effectuer leurs brassins par louage (1576). On sait qu\u2019elle \u00e9tait situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 de celle dite de Thuing.<\/p>\n\n\n\n<p>Les archives nous rapportent \u00e9galement qu\u2019en 1582, les brasseurs obtinrent l\u2019am\u00e9nagement en chauss\u00e9e du chemin menant vers les moulins d\u2019Hyon car, ne \u00ab pouvant s\u2019y rendre en hiver, cela nuisoit et retardoit le bien public \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Un \u00e9dit de 1763 promulgu\u00e9 au \u00ab Pa\u00efs et Cont\u00e9 de Haynaut, par les Magistrats de la Ville de Mons \u00bb r\u00e9glemente non seulement le prix de la bi\u00e8re, mais aussi sa fabrication, et ce dans le but de donner aux troupes de sa Majest\u00e9 l\u2019imp\u00e9ratrice Marie Th\u00e9r\u00e8se&nbsp;<em>\u00ab l\u2019aisance de se procurer la Bierre (sic) \u00e0 prix plus bas, m\u00eame de faire un choix entre diff\u00e9rentes sortes de Bierres, et pour r\u00e9tablir dans le peuple l\u2019usage de cette boisson \u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Visiblement, \u00e0 toutes les \u00e9poques, le pouvoir en place veillait soigneusement \u00e0 donner au bon peuple ce qu\u2019il attendait.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"376\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-4.png?resize=600%2C376&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43851\" style=\"width:707px;height:443px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-4.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-4-480x301.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00ab\u00a0Queue de brasseur\u00a0\u00bb<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"587\" height=\"417\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-5.png?resize=587%2C417&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43852\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-5.png 587w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-5-480x341.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 587px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Dessin de l&rsquo;enseigne disparue de la brasserie \u00ab\u00a0A la Ville de Dinant\u00a0\u00bb par Albert Dehaene. Dans \u00ab\u00a0A travers le Mons d&rsquo;autrefois. 1936.<br><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Au XIXe si\u00e8cle, il semble que l\u2019industrie brassicole, \u00e0 Mons, prosp\u00e9ra particuli\u00e8rement \u00e0 partir de 1820. La tradition veut que cette prosp\u00e9rit\u00e9 ait trouv\u00e9 son origine dans la construction des fortifications autour de la ville. \u00c9videmment, manipuler de tels volumes avec de simples pelles, pioches et brouettes devait donner grandement soif.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900 elle connut une forte \u00e9volution avec l\u2019engouement suscit\u00e9 par l\u2019apparition de la bi\u00e8re blonde sous pression, nouvelle invention appel\u00e9e du nom de la ville tch\u00e8que o\u00f9 elle naquit en 1846 et qui conquit largement nos contr\u00e9es (la premi\u00e8re pils est brass\u00e9e \u00e0 Bruxelles en 1886). <\/p>\n\n\n\n<p>Son succ\u00e8s vint du fait que ce mode debrassage r\u00e9volutionnaire permettait la production d&rsquo;une bi\u00e8re l\u00e9g\u00e8re, claire et dor\u00e9e, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les bi\u00e8res sont brunes et souvent troubles en raison du r\u00e9sidu de&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/l.facebook.com\/l.php?u=https%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FLevure%3Ffbclid%3DIwAR1ArOU9FNsj7NHog7bvYvhej7PtGWT0bdkkLC52a2BAL2uhk-SQNbxSIKM&amp;h=AT28BL8b7Z5PlR0MPTFFtCVOGDPXedllBtafO-ZcQrB0RJSuVejeU3I9K21WOqt2KsYxvlbmguLhCwHtqmA6stfTQlj5-yUy1r8C6_D0P291RKIwEBUycpncpHKS2aYLcQ&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT29NPlBLLfAlbEEBL2Rwikwj4j4w27I1-zIyD34VZwciYoy4rWb25LQ-wkHtmfAfhYckc99mlzGCR9FjSQ04nUpPfW7cD9-FFl7EWjt2Lzt2Vmjhx6Y28yOYWCWvQ4dLG2USN-d-Bb_ge2CdBoO7fXysXkEtoxnGCY7UV4\" target=\"_blank\">l<\/a>evure dans la bouteille ou le f\u00fbt. Mais, pour fabriquer ce nouveau type de bi\u00e8re, obtenue \u00e0 partir d\u2019une fermentation basse, il fallait consentir de gros investissements en mat\u00e9riel de production que seul de grandes entreprises pouvaient effectuer ; sans parler de ceux n\u00e9cessit\u00e9s par les cha\u00eenes d\u2019embouteillage, d\u00e9sormais indispensables depuis l\u2019apparition de la consommation de bi\u00e8re en bouteille. <\/p>\n\n\n\n<p>Pour rester au go\u00fbt du jour, il fallait donc investir, en augmentant le capital ou en fusionnant avec d\u2019autres, ce que feront les brasseries montoises.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"843\" height=\"539\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-6.png?resize=843%2C539&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43853\" style=\"width:717px;height:459px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-6.png 843w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-6-480x307.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 843px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La photo repr\u00e9sente la cour de la brasserie Montoise DEVREUX (rue Buisseret)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la premi\u00e8re Guerre Mondiale, le nombre de brasseries diminua consid\u00e9rablement en Belgique. La raison en \u00e9tait qu\u2019apr\u00e8s celle-ci, il y eut p\u00e9nurie de main d\u2019\u0153uvre, tandis que le mat\u00e9riel faisait d\u00e9faut, tout simplement par manque de ressources, mais aussi parce que l\u2019occupant avait fait enlever les cuves pour en r\u00e9cup\u00e9rer le cuivre ; enfin, faute de mati\u00e8res premi\u00e8res, la reprise ne pouvait se faire que lentement et peser lourdement dans les tr\u00e9soreries. <\/p>\n\n\n\n<p>Tout cela fut fatal \u00e0 bon nombre d\u2019entre elles. Soit qu\u2019elles ne r\u00e9ussirent pas \u00e0 reprendre le travail ou, \u00e0 terme, \u00e0 se m\u00e9caniser suffisamment pour r\u00e9sister \u00e0 la concurrence.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 30, la crise \u00e9conomique n\u2019arrangea rien, puis la deuxi\u00e8me Guerre Mondiale provoqua un nouveau ralentissement qui diminua encore leur nombre. R\u00e9sultat, en 1946, la Belgique ne comptait plus que 755 brasseries.<\/p>\n\n\n\n<p> Dans les ann\u00e9es qui suivirent, la concurrence fut encore plus acharn\u00e9e, de nombreuses petites brasseries disparaissent ou sont rachet\u00e9es par les plus grandes. Il n\u2019y en aura plus que 134 encore en activit\u00e9 dans tout le territoire en 1983.<\/p>\n\n\n\n<p>De nos jours, deux tendances se marquent au niveau de la production brassicole : au niveau mondial, des fusions importantes s\u2019op\u00e8rent entre grands groupes brassicoles, tandis qu\u2019au niveau r\u00e9gional, on assiste \u00e0 la renaissance de petites et moyennes brasseries d\u00e9veloppant des produits vari\u00e9s et de qualit\u00e9, li\u00e9s au terroir.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, il existe une centaine de brasseries en Belgique avec une gamme de quelques 500 produits diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>A Mons, des nombreuses petites industries brassicoles montoises qui s\u2019\u00e9talaient, depuis le Moyen Age, le long de la Trouille, il n\u2019en restait que 11 en 1894, 7 dans les ann\u00e9es 20, et 4 apr\u00e8s la lib\u00e9ration, en 45. De nos jours, h\u00e9las, plus aucune \u00e0 caract\u00e8re industriel, la derni\u00e8re \u00e0 fermer ses portes fut la brasserie Devreux, en 1973. <\/p>\n\n\n\n<p>Heureusement, depuis, de nombreuses micro-brasseries ont fait leur apparition \u00e0 Mons, comme le&nbsp;<em>\u00ab Brasse-temps \u00bb<\/em>, 1, Boulevard Andr\u00e9 Delvaux ; la \u00ab&nbsp;<em>brasserie St-Lazare \u00bb<\/em>&nbsp;, impasse Cambier ; la<em>&nbsp;\u00ab brasserie 113 \u00bb<\/em>, 113, rue d&rsquo;Havr\u00e9 ; \u00ab&nbsp;<em>Superfoodbeers<\/em>&nbsp;\u00bb au 30, chauss\u00e9e de Binche ; \u00ab<em>&nbsp;La Douffe\/ Les caves de St-Georges \u00bb<\/em>, 78 Avenue de Saint-Pierre ;&nbsp;<em>\u00ab Nini Brewery<\/em>&nbsp;\u00bb, 30 Rue des D\u00e9port\u00e9s ; la brasserie \u00ab&nbsp;<em>La Montoise \u00bb<\/em>, 27 March\u00e9 aux Herbes ; \u00ab&nbsp;<em>La cours du Malt \u00bb<\/em>, 23, rue de la Petite Guirlande, et la \u00ab&nbsp;<em>brasserie de Londres \u00bb<\/em>, 3, avenue Fr\u00e8re-Orban, esp\u00e9rant n&rsquo;en oublier aucune.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"815\" height=\"540\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-7.png?resize=815%2C540&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43854\" style=\"width:706px;height:468px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-7.png 815w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-7-480x318.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 815px, 100vw\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>LES \u00ab PETITES BRASSERIES \u00bb D&rsquo;ANTAN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;y a l\u00e0 rien de p\u00e9joratif en ce sens que cette d\u00e9nomination subjective a \u00e9t\u00e9 choisie pour classifier les brasseries pour lesquelles les documents et les renseignements sont tr\u00e8s limit\u00e9s, voici ce que l&rsquo;on sait :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Une brasserie dite&nbsp;<em>La Hughenesse,<\/em>&nbsp;situ\u00e9e \u00e0 la rue des Ki\u00e9vrois, sur un terrain d&rsquo;un bonnier comprenant pr\u00e9, jardin et houblonni\u00e8res a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e le 1er f\u00e9vrier 1521. (<em>Annales Cercle Arch. Mons-vol.13-p.18)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 En 1680 ; le testament d&rsquo;une dame d\u00e9nomm\u00e9e&nbsp;<em>Antoinette Boucault<\/em>&nbsp;nous apprend qu&rsquo;elle exer\u00e7ait le commerce de brasserie dans une maison situ\u00e9e au Rivage, tenant \u00e0 la Trouille, sous la seigneurie d&rsquo;Hyon.(<em>St\u00e9phane Decarni\u00e8res)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 La&nbsp;<em>Soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative agricole du Hainaut<\/em>, au 153 de la Chauss\u00e9e du Roeulx : elle semble n\u2019avoir exist\u00e9 que de 1908 \u00e0 1912.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie&nbsp;<em>A.<\/em>&nbsp;<em>Bourlad<\/em>, au n\u00b0 28 de la rue de Dinant, de 1884 \u00e0 1901, reprise \u00e0 cette date par un certain Hacardiaux, Elle a ferm\u00e9 ses portes en 1921, des suites des r\u00e9quisitions durant la premi\u00e8re guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie&nbsp;<em>Philibert Lebrun<\/em>, situ\u00e9e au 105 de la chauss\u00e9e du Roeulx, \u00e9galement d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab Brasserie St-Barth\u00e9lemi \u00bb, cit\u00e9een 1884.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie&nbsp;<em>Saint-Fiacre&nbsp;<\/em>aux n\u00b0 16 et 18 de la rue de la Trouille, d\u00e8s 1899, devenue brasserie Rodolphe Paternotte de 1900 \u00e0 1912 ; puis P. Meurice-Materne veuve de 1912 \u00e0 1914 ; enfin, brasserie&nbsp;<em>Meurice<\/em>&nbsp;de 1914 \u00e0 1928.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie&nbsp;<em>F. Gandibleu&nbsp;<\/em>de 1899 \u00e0 1902, puis&nbsp;<em>Julien Schottens&nbsp;<\/em>de 1902 \u00e0 1907, avenue d\u2019Havr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie&nbsp;<em>Jules Hubert<\/em>&nbsp;,de 1899 \u00e0 1911, devenue Jules Hubert-Lamot de 1911 \u00e0 1927.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie&nbsp;<em>L\u00e9on Gourlet-Lechand<\/em>, de 1902 \u00e0 1905, puis&nbsp;<em>George Vandewalle<\/em>&nbsp;jusqu\u2019en 1914. Comme bon nombre de brasseries \u00e0 Mons, cette derni\u00e8re \u00e9tait install\u00e9e le long de la Trouille, au n\u00b020 de l\u2019avenue du Pont Rouge. C\u2019est un immeuble \u00e0 appartements qui occupe actuellement les lieux.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Brasserie<em>&nbsp;Joseph&nbsp;<\/em>puis&nbsp;<em>Eug\u00e8ne Robette<\/em>, install\u00e9e au n\u00b0293 de la Chauss\u00e9e du Roeulx (1899-1910).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Brasserie&nbsp;<em>Edgar Derhaeg<\/em>, 15, rue du Petit Trou Oudart et 18, rue du Grand Trou Oudart. Au moins jusqu\u2019\u00e0 fin 1917.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La brasserie St-Joseph, tenue par un certain Fr Laitem, dont les seules informations qui nous soient parvenues sont fournies par une carte publicitaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Un inventaire dress\u00e9 vers 1884 mentionne une Brasserie Drion Vve et Bombay ; une Brasserie Benoit ; une Brasserie H. Lievaert et une Brasserie A. Pottier.<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/groups\/523240475197474?__cft__[0]=AZVyUcf-a_Mo3Lkn2M5wj3mz2FfFTTEC03oGVYTComlzPmzwnaH8w3IFa5go3d5woJ2SwFMTEBjD1fImwK97W9amm4wODW4HFpSpin-Jvm8o1dLQeaX1qGbfzKA45zxbBs8unmAHdxRz0CG-ChV8G4sb&amp;__tn__=-UK-R#_ftn1\">[1]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>NB : Toute information compl\u00e9mentaire pr\u00e9cise sur toute brasserie montoise est la bienvenue.<\/p>\n\n\n\n<p>(\u00e0 suivre)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/groups\/523240475197474?__cft__[0]=AZVyUcf-a_Mo3Lkn2M5wj3mz2FfFTTEC03oGVYTComlzPmzwnaH8w3IFa5go3d5woJ2SwFMTEBjD1fImwK97W9amm4wODW4HFpSpin-Jvm8o1dLQeaX1qGbfzKA45zxbBs8unmAHdxRz0CG-ChV8G4sb&amp;__tn__=-UK-R#_ftnref1\">[1]<\/a>&nbsp;Source : Eric Leblois \u00ab Les amis du verre \u00e0 bi\u00e8re et des brasseries anciennes \u00bb. 1993.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"552\" height=\"598\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-8.png?resize=552%2C598&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43856\" style=\"width:472px;height:511px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-8.png 552w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-8-480x520.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 552px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie Boulaerd \u00e0 l&rsquo;angle de la rue de Dinant et de la rue Lamir.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"586\" height=\"403\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-9.png?resize=586%2C403&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43858\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-9.png 586w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-9-480x330.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 586px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte publicitaire de la brasserie St-Barth\u00e9l\u00e9mi<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"451\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-10.png?resize=600%2C451&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43859\" style=\"width:600px;height:451px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-10.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-10-480x361.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie de M.L\u00e9on Gourlet. Carte publicitaire. Collection Paul Pierard<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"600\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-11.png?resize=450%2C600&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43860\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-11.png?w=450&amp;ssl=1 450w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-11.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"(max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Bouteille de \u00ab La Victoria \u00bb de la brasserie Boulaerd, rue de Dinant. retrouv\u00e9e lors de travaux de construction \u00e0 l&rsquo;angle de la rue de Dinant. Photo R. Zinga.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"637\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-12.png?resize=1024%2C637&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43861\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-12-980x610.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-12-480x299.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte publicitaire de la brasserie St Joseph<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"625\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-13.png?resize=1024%2C625&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43862\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-13-980x598.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-13-480x293.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Etiquette de la brasserie Meurice<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color\"><strong>LA BRASSERIE PAULET, 33-35 rue de Bertaimont<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette brasserie a des origines tr\u00e8s anciennes puisqu\u2019elle remonte \u00e0 celle qui d\u00e9pendait du couvent des R\u00e9collets, dont l\u2019installation dans notre ville date de 1238. Le couvent fut supprim\u00e9 Lors de la tourmente r\u00e9volutionnaire et la brasserie rachet\u00e9e par un certain Waroquier qui la c\u00e9da par la suite \u00e0 un Mr Paternostre. Vers 1870, elle fut reprise par Gustave Paulet, d\u00e9j\u00e0 propri\u00e9taire d\u2019une importante malterie doubl\u00e9e d\u2019un commerce de grains pour brasseurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le b\u00e2timent que l\u2019on voit sur la photo fut construit apr\u00e8s le gigantesque incendie qui ravagea la brasserie en 1908. Il se trouvait en plein milieu du quartier form\u00e9 par les rues de Bertaimont, de la Trouille et des Arquebusiers, avec une issue carrossable donnant sur cette derni\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard elle prit le nom de \u00ab Grandes brasseries du Hainaut \u00bb. Une partie de ses activit\u00e9s fut transf\u00e9r\u00e9e dans de nouveaux locaux situ\u00e9s au n\u00b0101 de la chauss\u00e9e de Binche, et c\u2019est tout naturellement qu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es vingt, elle fusionna avec sa voisine, la brasserie Segard pour former la \u00ab SA Brasserie Labor-Hainaut r\u00e9unies \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le b\u00e2timent de la rue de Bertaimont fut occup\u00e9 un temps par une loge ma\u00e7onnique, avant d\u2019\u00eatre d\u00e9moli lors de la reconstruction du quartier de Messines en 1980.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"591\" height=\"600\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-14.png?resize=591%2C600&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43865\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-14.png 591w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-14-480x487.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 591px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les Grandes Brasseries du Hainaut. Vue prise en 1980. Collection Pierre Farla<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"352\" height=\"466\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-15.png?resize=352%2C466&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43866\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-15.png?w=352&amp;ssl=1 352w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-15.png?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w\" sizes=\"(max-width: 352px) 100vw, 352px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Facture des Grandes Brasseries du Hainaut. 1916.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>LA BRASSERIE DU PONT DE LONDRES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Non loin de la Trouille, le long de la rue \u00ab du Pont de Londres \u00bb, se trouvait &#8211; et se trouve toujours, formant le coin droit de la rue Jean Lescarts, un b\u00e2timent remarquable de sept trav\u00e9es, b\u00e2ti dans le style caract\u00e9ristique montois, malheureusement remani\u00e9 au XIXe si\u00e8cle. Celui-ci pr\u00e9sente sous un important arc de d\u00e9charge un large portail dont les lourds vantaux ont conserv\u00e9 des pentures et un cloutage forts anciens. La cl\u00e9 de l&rsquo;arc de d\u00e9charge de ce porche affiche la date de 1725, mais probablement s&rsquo;agit-il l\u00e0 d&rsquo;une reconstruction de la fa\u00e7ade \u00e0 cette \u00e9poque car certaines parties du b\u00e2timent sont manifestement plus anciennes (salle au plafond de briques dispos\u00e9es en \u00ab cul de four \u00bb reposant sur des piliers en pierres).<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9difice imposant a depuis fort longtemps abrit\u00e9 une brasserie. La premi\u00e8re mention de celle-ci figure dans les comptes du Massart (receveur communal) pour l&rsquo;ann\u00e9e 1488, pour la&nbsp;<em>\u00ab rescousse du feu advenu le 14 novmbre 1488 \u00e0 la Brasserie de Londres, empr\u00e8s la Gharitte&#8230; \u00bb<\/em>&nbsp;(porte des G\u00e9rites). Mais, il est fort probable qu&rsquo;elle soit plus ancienne car l&rsquo;on sait qu&rsquo;elle porte depuis 1455 le nom de \u00ab Brasserie du Pont de Londres \u00bb (du nom du pont sur la Trouille qui se trouvait juste en face, qui lui-m\u00eame, avait prit le nom d&rsquo;une maison de commerce voisine). Paul Heupgen rapporte dans ses Vi\u00e8series qu&rsquo;elle aurait \u00e9t\u00e9 b\u00e2tie sur l&#8217;emplacement d&rsquo;un curoir de toiles (sorte de laverie qui, elle aussi, avait besoin de l&rsquo;eau de la rivi\u00e8re). Remarquons que dans son \u00ab&nbsp;<em>Atlas cadastral parcellaire de la Belgique \u00bb<\/em>\u00e9dit\u00e9 de 1842 \u00e01879 par Philippe Popp , celui-ci indique sur le plan concernant Mons que cette parcelle abrite une brasserie, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait tout simplement d&rsquo;une institution connue depuis des temps imm\u00e9moriaux.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1852, cette ancienne brasserie montoise fut rachet\u00e9e par un brasseur install\u00e9 depuis 1829 \u00e0 Neufvilles, Edouard Caulier et son \u00e9pouse Augustine Maquez,dont les affaires \u00e9taient particuli\u00e8rement florissantes. En 1870, leur fils Edmond abandonna ce b\u00e2timent pour faire construire, non loin de l\u00e0 sur des terrains r\u00e9cemment lib\u00e9r\u00e9s par la d\u00e9molition des fortifications, une nouvelle brasserie plus adapt\u00e9e \u00e0 la dimension qu&rsquo;avait alors atteint son entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Il semblerait cependant que, de 1899 \u00e0 1927, des activit\u00e9s de brassage continu\u00e8rent dans le vieux b\u00e2timent sous le nom de \u00ab&nbsp;<em>Brasserie Jules Hubert (1859-1942) -Lamot<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1934, celui-ci fut rachet\u00e9 et transform\u00e9 en garage sous l&rsquo;enseigne de \u00ab&nbsp;<em>Garage St-Christophe \u00bb<\/em>, mais apr\u00e8s 82 ans d&rsquo;activit\u00e9s dans le secteur de la m\u00e9canique et du service aux automobiles, son propri\u00e9taire ayant cess\u00e9 ses affaires, a mis les lieux en vente.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"403\" height=\"597\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-16.png?resize=403%2C597&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43867\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-16.png?w=403&amp;ssl=1 403w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-16.png?resize=203%2C300&amp;ssl=1 203w\" sizes=\"(max-width: 403px) 100vw, 403px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Situation de la \u00ab\u00a0Brasserie du Pont de Londres\u00a0\u00bb sur le plan Pop ca 188!<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"452\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-17.png?resize=600%2C452&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43868\" style=\"width:558px;height:420px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-17.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-17-480x362.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">fa\u00e7ade de la \u00ab\u00a0Brassere du Pont de Londres \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle. FAPMC. Remarquez la chemin\u00e9e et les appareils de ventilation.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"380\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-18.png?resize=600%2C380&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43869\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-18.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-18-480x304.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le b\u00e2timent occup\u00e9 par le garage \u00ab\u00a0St-Christophe.. FAPMC.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"960\" height=\"720\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-19.png?resize=960%2C720&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43870\" style=\"width:554px;height:415px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-19.png 960w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-19-480x360.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 960px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La nouvelle brasserie de Londres (photo 2023) qui a d\u00fb fermer en juillet 2024<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>LA BRASSERIE CAULIER<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Edouard Caulier, et son \u00e9pouse Augustine Maquez, sont des brasseurs install\u00e9s depuis 1829 \u00e0 Neufvilles. Comme les affaires sont florissantes ; ils d\u00e9cident de racheter en 1855 cette vieille brasserie montoise, la \u00ab Brasserie du Pont de Londres \u00bb, qu\u2019ils confient \u00e0 leur 3eme fils, Edmond. Et Les affaires marchent tellemnt bien que toute la famille vient habiter \u00e0 Mons tout en continuant de g\u00e9rer Neufvilles.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re, Edmond Caulier continue de d\u00e9velopper seul l\u2019entreprise familiale et effectue d\u2019importants investissements. En 1869, il d\u00e9cide d\u2019ouvrir une troisi\u00e8me brasserie, \u00e0 Bruxelles, pr\u00e8s de la chauss\u00e9e d\u2019Anvers. En 1870 il fait construire \u00e0 Mons de nouveaux b\u00e2timents sur un terrain r\u00e9cemment lib\u00e9r\u00e9 par la d\u00e9molition des fortifications qui occuperont tout l&rsquo;espace situ\u00e9 entre le boulevard Dolez et les rues actuelles des Archers, Fr\u00e8re-Orban et du Chanoine Puissant.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;Edmond, les trois brasseries connaissent un v\u00e9ritable essor, \u00e0 tel point qu\u2019il est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des meilleurs brasseurs de Belgique. Il obtient une m\u00e9daille d\u2019or \u00e0 l\u2019exposition d\u2019Anvers pour la qualit\u00e9 de ses produits et ceux-ci s\u2019\u00e9coulent jusque dans les pays voisins. Bourgmestre de Neufvilles, son village natal, il est \u00e9lu s\u00e9nateur en 1892, puis est fait chevalier de l\u2019Ordre de L\u00e9opold par le roi.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1893, lors de son d\u00e9c\u00e8s, son fils Louis reprend le flambeau. Lorsqu\u2019en 1923 celui-ci d\u00e9c\u00e8de \u00e0 son tour sans h\u00e9ritiers, ce sont les gendres de sa s\u0153ur Laure qui continu\u00e8rent les activit\u00e9s des trois sites, Neufville, Bruxelles et Mons, sous la d\u00e9nomination \u00ab Caulier fr\u00e8res \u00bb, dont le si\u00e8ge social se trouvait \u00e0 Bruxelles.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1926, le produit phare de la brasserie \u00e9tait, \u00ab La Perle 28 Caulier \u00bb. Pourquoi 28 ? Parce qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une bi\u00e8re \u00e0 fermentation basse contenant 28 kilos de grains \u00e0 l\u2019hectolitre. Elle conna\u00eet un succ\u00e8s fulgurant, bient\u00f4t deux millions de litres sont produits chaque ann\u00e9e. Bien entendu, en plus des autres bi\u00e8res sp\u00e9ciales : La saison, la Super Pils, l\u2019Extra Belge,Speciale, Scotch Ale,Prince\u2019s Ale, Super 56, Royal Crown Stout, Double Saison, dont la production n\u2019a pas arr\u00eat\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1935, la brasserie de Neufvilles devenue trop exig\u00fce, cesse ses activit\u00e9s, et plus tard, le 30 septembre1960, les brasseries Caulier fusionnent avec la brasserie Labor, la brasserie Imp\u00e9rial, d\u2019Anderlecht, et d\u2019autres, pour former, le 29 mai 1964, la \u00ab SA Brasserie de Ghlin \u00bb dont les unit\u00e9s de production furent rassembl\u00e9es dans un nouveau complexe industriel construit dans le zoning de Ghlin, le long du canal.<\/p>\n\n\n\n<p>Les b\u00e2timents du boulevard furent d\u00e9moli vers 1965 pour faire place \u00e0 celui construit par la banque de la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale, devenue entre-temps BNP-Paribas-Fortis, qui a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9 en 2021 par l&rsquo;UMons pour y installer les facult\u00e9s de droit et de sciences sociales et humaines.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"593\" height=\"414\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-20.png?resize=593%2C414&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43873\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-20.png 593w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-20-480x335.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 593px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La majestueuse entr\u00e9e de la Brasserie Caulier. Carte postale. d\u00e9but XXe s. Edition Caulier. Collection de l\u2019auteur<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"585\" height=\"414\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-21.png?resize=585%2C414&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43874\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-21.png 585w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-21-480x340.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 585px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;entr\u00e9e de la Brasserie Caulier dans les ann\u00e9es 50. FAPMC.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"338\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-22.png?resize=600%2C338&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43875\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-22.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-22-480x270.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie Caulier, les ateliers. FAPMC.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"726\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-23.png?resize=1024%2C726&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43876\" style=\"width:605px;height:429px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-23-980x695.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-23-480x340.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie Caulier, les ateliers. FAPMC.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"726\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-24.png?resize=1024%2C726&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43877\" style=\"width:610px;height:432px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-24-980x695.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-24-480x340.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie Caulier. FAPMC.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"584\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-25.png?resize=1024%2C584&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43878\" style=\"width:609px;height:347px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-25-980x559.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-25-480x274.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Une des entonneries avec un brassin en fermentation. Carte postale. Edition Caulier. Collection de l\u2019auteur<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"749\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-26.png?resize=1024%2C749&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43879\" style=\"width:617px;height:451px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-26-980x717.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-26-480x351.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brte postale. Ed. Caulier. Coll. de l&rsquo;auteur<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>LA BRASSERIE SEGARD puis \u00ab LABOR \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Face au ch\u00e2teau Hardenpont, au n\u00b069, chauss\u00e9e de Binche, s\u2019\u00e9tait install\u00e9e en 1885 une petite brasserie fond\u00e9e par un certain C\u00e9lestin S\u00e9gard, originaire de Meslin l\u2019Ev\u00eaque. Malheureusement celui-ci d\u00e9c\u00e8de pr\u00e9matur\u00e9ment en 1895, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 46 ans, mais sa veuve d\u00e9cide de continuer l\u2019activit\u00e9 avec l\u2019aide de son fils, Val\u00e8re, qui, \u00e0 14 ans, abandonne ses \u00e9tudes pour la seconder.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils y r\u00e9ussissent plut\u00f4t bien et, gr\u00e2ce \u00e0 une habile politique de fusion men\u00e9e par Val\u00e8re Segard, l\u2019entreprise conna\u00eet un fort d\u00e9veloppement : reprise, apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre mondiale, de la brasserie \u00ab St Pierre et St Ghislain \u00bb de Vaulx pr\u00e8s de Tournai, de la brasserie \u00ab Labor \u00bb de Braine-le-comte., puis enfin association avec la brasserie Deflandre, de Braine le Comte, pour former la \u00ab SA Brasseries Labor, fusion S\u00e9gard \u2013 Deflandre \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le nom \u00ab Labor \u00bb (travail, en latin), et son embl\u00e8me -, aujourd\u2018hui on dirait son logo &#8211; une ruche, donne une id\u00e9e de la valeur que ces brasseurs accordaient au travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9nomination commerciale fut utilis\u00e9e jusqu\u2019en 1928, o\u00f9, suite \u00e0 la fusion d\u2019avec les \u00ab Grandes Brasseries du Hainaut \u00bb, elle devint \u00ab sa Brasseries Labor \u2013 Hainaut r\u00e9unies \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Un peu plus tard, au d\u00e9but des ann\u00e9es trente, d\u2019autres fusions eurent encore lieu avec des brasseries situ\u00e9es \u00e0 Saint-Ghislain et \u00e0 Haine-Saint-Paul, et la soci\u00e9t\u00e9 devint alors \u00ab sa Brasseries Labor \u00bb tout cours.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce moment elle \u00e9tait \u00e0 son apog\u00e9e et employait plus de 400 personnes. Le site de production s\u2019\u00e9tait consid\u00e9rablement \u00e9largi par la construction de nombreux b\u00e2timent autour de l\u2019ancienne maison familiale, \u00e0 front de la chauss\u00e9e de Binche. De nombreux v\u00e9hicules effectuaient les livraisons dans toute la r\u00e9gion. <\/p>\n\n\n\n<p>Il y en avait alors autant \u00e0 moteur que tir\u00e9s par des chevaux. Les \u00ab qu\u2019vaux d\u2019el Brasserie Labor \u00bb sont c\u00e9l\u00e8bres pour avoir tir\u00e9 de nombreuses ann\u00e9es de suite, sans jamais faillir, le Car d\u2019Or, lors de la procession de la Trinit\u00e9. Malheureusement le progr\u00e8s les a fait dispara\u00eetre, les derniers, Baron et Olga, ayant fait leur ultime tourn\u00e9e en septembre 1959.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964, vint la fusion avec les brasseries Caulier, Imp\u00e9rial et \u00ab Cousin-de Rauw \u00bb et le d\u00e9m\u00e9nagement vers le zoning de Ghlin pour former la \u00ab sa Brasserie de Ghlin \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les b\u00e2timents de la chauss\u00e9e de Binche furent ras\u00e9s en 1978-1980 pour laisser la place \u00e0 un centre commercial.<\/p>\n\n\n\n<p>Marques de bi\u00e8res commercialis\u00e9es: Belge, Bi\u00e8re d\u2019Alsace, Bi\u00e8re de Table Brune, Blonde Speciale, Blonde, Bock, Brune Sp\u00e9ciale, Brune, Export Labor, Extra, Hainaut, Hanna Pils, Kriek Faro, Mars, Match, Match Special Belge, Munich, Only Original Stout, Only Stout 733, Original Pale-Ale, Phebus Lager, Ph\u00e9bus, Ph\u00e9bus Export Labor.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"590\" height=\"350\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-27.png?resize=590%2C350&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43882\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-27.png 590w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-27-480x285.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 590px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Enseigne publicitaire BIERES SEGARD au dessus de l\u2019entr\u00e9e de d\u00e9bits de boisson. Collection de l\u2019auteur.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"598\" height=\"414\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-28.png?resize=598%2C414&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43883\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-28.png 598w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-28-480x332.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 598px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les \u00ab queues de brasseurs \u00bb de la maison S\u00e9gard au d\u00e9part de la tourn\u00e9e. Photo anonyme. Collection Jacques Fourneaux.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"589\" height=\"206\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-29.png?resize=589%2C206&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43884\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-29.png 589w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-29-480x168.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 589px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">En-t\u00eate de facture des Brasseries Labor-Hainaut r\u00e9unies. Collection de l\u2019auteur.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"364\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-30.png?resize=600%2C364&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43885\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-30.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-30-480x291.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Enseigne publicitaire BIERES SEGARD au dessus de l\u2019entr\u00e9e de d\u00e9bits de boisson. Collection de l\u2019auteur.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"595\" height=\"395\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-31.png?resize=595%2C395&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43886\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-31.png 595w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-31-480x319.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 595px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme Brasseries LABOR-HAINAUT r\u00e9unies. Edition De Muynck. Collection de l\u2019auteur.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"548\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-32.png?resize=1024%2C548&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43887\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-32-980x525.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-32-480x257.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le parc automobile de la brasserie Labor. Carte postale. Edition De Muynck. Collection de l\u2019auteur.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"672\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-33.png?resize=1024%2C672&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43888\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-33-980x644.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-33-480x315.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie Labor : les cuves en cuivre rouge. Carte postale. Collection de l\u2019auteur<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"765\" height=\"535\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-34.png?resize=765%2C535&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43889\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-34.png 765w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-34-480x336.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 765px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Brasserie Labor : l\u2019embouteillage. Carte postale. Collection Richard Benrubi.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>LA BRASSERIE DE GHLIN &#8211; BRASSICO<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce nouveau groupe, \u00ab S.A. Brasserie de Ghlin \u00bb, le ballon d\u2019oxyg\u00e8ne des ann\u00e9es 1960 ne fut pas suffisant pour \u00e9viter les difficult\u00e9s financi\u00e8res, et, au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, il fut repris par le deuxi\u00e8me brasseur am\u00e9ricain de l\u2019\u00e9poque : \u00ab Schlitz \u00bb , qui b\u00e9n\u00e9ficia pour ce faire d\u2019importants subsides de l\u2019Etat. Par cette reprise, les noms des bi\u00e8res Labor disparurent d\u00e9finitivement, Schlitz ayant seulement l\u2019intention de cr\u00e9er une t\u00eate de pont sur le continent europ\u00e9en pour imposer ses bi\u00e8res am\u00e9ricaines. Ce fut un \u00e9chec, car un point important avait \u00e9t\u00e9 perdu de vue : respecter le go\u00fbt, les besoins et la tradition du march\u00e9 o\u00f9 on s\u2019implante, surtout dans un pays brassicole comme la Belgique. Apr\u00e8s la faillite de Schlitz, le premier-ministre, Edmond Leburton, intervint aupr\u00e8s des deux plus grandes brasseries belges de l\u2019\u00e9poque, Piedboeuf et Artois, afin qu\u2019elles s\u2019entendent pour poursuivre les activit\u00e9s de la Brasserie de Ghlin. (Soit dit en passant, cette entente, d\u2019abord secr\u00e8te, allait, \u00e0 terme, mener \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un nouveau groupe brassicole d\u00e9nomm\u00e9 Belbrew, puis Interbrew, devenu depuis Inbev, avant de fusionner en 2008 avec Anheuser-Busch pour former le groupe Anheuser-Busch&nbsp;<em>InBev<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, en 1971, est cr\u00e9\u00e9e la S.A. Brassico, et de gros investissements sont consentis sur le site de Ghlin en vue de produire et de distribuer une pils, la \u00ab Jupiler 5 \u00bb, qui allait devenir le cheval de bataille de Piedboeuf. Malheureusement, vingt ans plus tard, pour des raisons de restructuration au sein du groupe, face \u00e0 une concurrence de plus en plus acharn\u00e9e, la direction d\u00e9cida la fermeture du site ; et, le 2 juillet 1993, on proc\u00e9da \u00e0 un dernier tirage de la d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre \u00ab Jupiler \u00bb, mais exclusivement r\u00e9serv\u00e9 au personnel de l\u2019entreprise.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"843\" height=\"527\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-35.png?resize=843%2C527&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43892\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-35.png 843w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-35-480x300.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 843px, 100vw\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-medium-font-size\"><strong>LA BRASSERIE TONDREAU, 18 rue Lamir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour la petite histoire, les archives nous apprennent qu\u2019en 1663, une brasserie dite de \u00ab Saint Louis \u00bb s\u2019est install\u00e9e dans une maison situ\u00e9e le long de la Trouille, o\u00f9 se tenait auparavant une \u00e9tuve portant le joli nom d\u2019 \u00ab Estuve du Dieu d\u2019Amour \u00bb &#8211; ce qui, soit dit en passant, en dit long sur ce qui s\u2019y d\u00e9roulait. C\u2019est la raison pour laquelle Monsieur Tondreau d\u00e9couvrit dans la cave du b\u00e2timent un panneau en c\u00e9ramique repr\u00e9sentant les \u00ab Trois Gr\u00e2ces \u00bb, appartenant probablement \u00e0 ce bain public, et qu\u2019il s\u2019empressa de faire r\u00e9installer dans sa salle \u00e0 manger, au premier \u00e9tage.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais revenons \u00e0 la brasserie. On sait qu\u2019en 1787, un certain Eug\u00e8ne Dumont y habite, puis en 1797 un certain Pierre Cl\u00e9ment. C\u2019est \u00e0 ce dernier que Fran\u00e7ois Joseph P\u00e9cher racheta l\u2019entreprise, en 1802. A sa mort, son fr\u00e8re cadet, Adolphe, lui succ\u00e9da. Mais celui-ci est mieux connu pour avoir, en tant qu\u2019\u00e9chevin des Travaux Publics de la Ville, pris en charge dans les ann\u00e9es 1870 le d\u00e9tournement de la Trouille et l\u2019am\u00e9nagement des boulevards, travaux gigantesques qui ont suivi la d\u00e9molition en1863-1865 des fortifications ceinturant la ville. En reconnaissance de quoi on donna son nom \u00e0, une rue situ\u00e9e dans le quartier du B\u00e9guinage.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de sa disparition en 1899, un autre P\u00e9cher lui succ\u00e9da, Paul. En 1907, Charles Tondreau, ing\u00e9nieur chimiste de formation, lui racheta, avec l\u2019aide de son p\u00e8re, la brasserie. Il n\u2019avait que 24 ans, et beaucoup de temp\u00e9rament. C\u2019est notamment \u00e0 lui qu\u2019on doit la fondation, en 1910, avec son fr\u00e8re Maurice, du club de football qui deviendra plus tard le RAEC, et dont il deviendra le pr\u00e9sident.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la guerre 14-18, la salle de brassage construite en fer, et non en cuivre comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, \u00e9vita \u00e0 la brasserie d\u2019\u00eatre d\u00e9membr\u00e9e par les allemands et put continuer tant bien que mal son activit\u00e9. Pendant les ann\u00e9es 1920-1930, on l\u2019a vu, les go\u00fbts ayant beaucoup chang\u00e9, il fallut lancer de nouvelles cr\u00e9ations pour \u00e9toffer la gamme produite par la brasserie, et les affaires redevinrent florissantes. <\/p>\n\n\n\n<p>Mais la guerre 40-45 marqua l\u2019arr\u00eat de la production des bi\u00e8res denses, le rationnement ne permettant plus que de brasser des bi\u00e8res \u00e0 0,8\u00b0. A la fin de celle-ci, la production est relanc\u00e9e, d\u2019autant qu\u2019il fallut brasser \u00e9galement pour le compte de la brasserie P\u00e9cher de Boussu, qui avait \u00e9t\u00e9 partiellement d\u00e9truite. Et, une nouvelle fois, l\u2019abondance revint, mais, comme la majorit\u00e9 des petits \u00e9tablissements la brasserie Tondreau n\u2019en profita pas pour travailler \u00e0 se moderniser en automatisant au fil des ans la production aussi, fin 1966, la fabrication s\u2019arr\u00eata, victime de la grande mode des bi\u00e8res blondes industrialis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Marques de bi\u00e8res commercialis\u00e9es : La premi\u00e8re bi\u00e8re brass\u00e9e est une bi\u00e8re de type Bock, et d\u00e8s le d\u00e9but, une bi\u00e8re de table : la Cervoise Montoise, en fut ou en bouteilles. En 1934, appara\u00eet la Triple Dor\u00e9e et la 1060 en bouteilles de 33cl avec capsule. En 1939, la Pils Houblodor est d\u00e9j\u00e0 sur le march\u00e9, et en 1952 la Grain d\u2019Or viendra remplacer la Cervois montoise. La Supra Houblo brune de 6\u00b0\u00e9tait la plus connue(elle est toujours produite, d\u2019abord \u00e0 la brasserie Lefebvre \u00e0 Quenast puis \u00e0 la brasserie de Silly), Puis vient en 1958 la Supra 7, une bi\u00e8re ambr\u00e9e de 7\u00b0. Il y eut aussi les R.A.E.C., Stout,, et Double Extra.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"454\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-36.png?resize=600%2C454&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43893\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-36.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-36-480x363.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La brasserie Tondreau dans les ann\u00e9es soixante. Photo. Archives de la famille<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"591\" height=\"414\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-37.png?resize=591%2C414&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43894\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-37.png 591w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-37-480x336.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 591px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La brasserie Tondreau dans les ann\u00e9es soixante. Photo. Archives de la famille<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"444\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-38.png?resize=600%2C444&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43895\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-38.png 600w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-38-480x355.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 600px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La brasserie Tondreau dans les ann\u00e9es soixante. Photo. Archives de la famille<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"610\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-39.png?resize=1024%2C610&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43896\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-39-980x584.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-39-480x286.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La tourn\u00e9e de livraison de la brasserie Tondreau. Photo. Archives de la famille.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"737\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-40.png?resize=1024%2C737&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43897\" style=\"width:619px;height:445px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-40-980x705.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-40-480x345.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Facture de la brasserie Tondreau<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"610\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-41.png?resize=1024%2C610&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43899\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-41-980x584.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-41-480x286.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;entr\u00e9e du stade Tondreau avant-guerre<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"636\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-42.png?resize=636%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43900\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Membres du personnel de la brasserie Tondreau et Caulier participant \u00e0 la procession de Mons<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"641\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-43.png?resize=1024%2C641&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43902\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-43-980x613.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-43-480x300.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Membres du personnel de la brasserie Tondreau participant \u00e0 la procession de Mons<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-orange-color has-white-background-color has-text-color has-background has-medium-font-size\"><strong>LA BRASSERIE DEVREUX, 60 &#8211; 76 rue Buisseret <\/strong>(actuellement Fernand Mar\u00e9chal)<\/p>\n\n\n\n<p>Florimont Devreux (1841 -1902) s\u2019installe \u00e0 Cuesmes comme entrepreneur de travaux. C\u2019est lui qui r\u00e9alisa notamment, en 1892, l\u2019immeuble de la banque nationale au coin de la rue de la Houssi\u00e8re et d\u2019autres b\u00e2timents de moindre importance \u00e0 Mons et \u00e0 Cuesmes. En 1892, il construit sa maison particuli\u00e8re \u00e0 la rue Buisserret \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses entrep\u00f4ts et ateliers. Son fils, Fernand (1870-1949) lui succ\u00e8de comme entrepreneur, puis d\u00e9cide, en 1910-1911, de construire pour son propre fils, Fernand II (1895-1943), une brasserie car, avec les nouvelles disponibilit\u00e9s de forces motrices, celles-ci sont \u00e0 ses yeux porteuses d\u2019avenir, et il le pousse \u00e0 entamer des \u00e9tudes de brasserie \u00e0 Gand (1913).<\/p>\n\n\n\n<p>Il est utile de signaler ici que cr\u00e9er une telle entreprise n\u2019est pas une mince affaire, en effet, lors de l\u2019implantation d\u2019une nouvelle brasserie, la pr\u00e9sence d\u2019une source d\u2019eau est n\u00e9cessaire, et dans le cas de la brasserie Devreux, il fallait puiser celle-ci \u00e0 plus de 70 m\u00e8tres de profondeur (avec un d\u00e9bit de 2 m\u00b3 \/ heure et une temp\u00e9rature de 12 degr\u00e9s).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but de la guerre, en 1914, la r\u00e9quisition des cuves en cuivre par les Allemands r\u00e9duit consid\u00e9rablement l\u2019activit\u00e9, et pour continuer, la brasserie a d\u00fb s\u2019\u00e9quiper avec du mat\u00e9riel disparate et non adapt\u00e9 qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 favorable au chiffre d\u2019affaires. En 1919, une production normale peut reprendre et Fernand II d\u00e9cide de moderniser ; Il remplace le r\u00e9chauffement \u00e0 feu nu par un syst\u00e8me de chauffage au d\u00e9part de deux chaudi\u00e8res \u00e0 vapeur, l\u2019une pour les bi\u00e8res de table, l\u2019autre pour les bi\u00e8res de haute densit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1923, pour r\u00e9pondre au souhait de la client\u00e8le, une premi\u00e8re bouteillerie est install\u00e9e. Elle sera d\u00e9plac\u00e9e par la suite, en 1936, pour laisser place \u00e0 des cuves de fermentation en aluminium install\u00e9es dans des caves r\u00e9frig\u00e9r\u00e9es (pour \u00e9viter que la bi\u00e8re ne se trouble et ne forme un d\u00e9p\u00f4t avant d\u2019\u00eatre soutir\u00e9e en bouteilles) en lieu et place des vieux foudres en bois.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de la guerre 40-45, l\u2019activit\u00e9 s\u2019arr\u00eate, Fernand II \u00e9tant gravement malade, puis reprend, impos\u00e9e par les Allemands mais sous la direction de son \u00e9pouse et avec l\u2019aide du plus jeune fr\u00e8re, Paul, alors \u00e2g\u00e9 de 16 ans. A la fin de ses \u00e9tudes, en 1941, Andr\u00e9, le fils a\u00een\u00e9 de Fernand II, n\u00e9 en 1922, est envoy\u00e9 en Allemagne comme travailleur obligatoire. De retour pour les obs\u00e8ques de son p\u00e8re en 1943, il en profite pour se cacher dans diff\u00e9rents lieux jusqu\u2019\u00e0 la fin de la guerre. <\/p>\n\n\n\n<p>On le voit, les temps \u00e9taient durs et les difficult\u00e9s sans nombre : manque d\u2019approvisionnement en mati\u00e8res premi\u00e8res essentielles, impossibilit\u00e9 d\u2019entretenir le mat\u00e9riel et le camion, faute de pi\u00e8ces de rechange. Faire appel \u00e0 des chevaux ? A peine mis en service, ceux-ci furent r\u00e9quisitionn\u00e9s par l\u2019occupant. Mais le pire, c\u2019\u00e9tait que la seule bi\u00e8re autoris\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque, en raison de la carence en mati\u00e8res premi\u00e8res, ne pesait que 0,8\u00b0 au lieu des 5,5\u00b0 habituels.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, en 1946, l\u2019activit\u00e9 put reprendre, avec la production de bi\u00e8res de m\u00e9nage, du Stout et de la Ferd\u00e9. En 1955, suite \u00e0 la demande accrue de bi\u00e8re de fermentation basse, une adaptation du mat\u00e9riel permettant de fermenter \u00e0 10\u00b0 s\u2019impose. <\/p>\n\n\n\n<p>De nouvelles productions voient encore le jour en 1960 et 1967, mais en 1973 la rentabilit\u00e9 n\u2019\u00e9tant plus l\u00e0, face aux g\u00e9ants pouvant produire 50.000 bouteilles \u00e0 l\u2019heure, la brasserie cesse toute production, et les b\u00e2timents ne servent plus que de d\u00e9p\u00f4ts (jusqu\u2019en 1976) \u00e0 la brasserie des Alli\u00e9s de Marchienne au Pont,qui avait repris la client\u00e8le.<\/p>\n\n\n\n<p>Actuellement, l\u2019ancienne brasserie appartient toujours \u00e0 la famille, ainsi que la maison d\u2019habitation familiale situ\u00e9e \u00e0 l\u2019autre bout du jardin. Transform\u00e9 en restaurant, le b\u00e2timent garde n\u00e9anmoins quelques t\u00e9moins de l\u2019ancienne activit\u00e9 brassicole.<\/p>\n\n\n\n<p>Marques de bi\u00e8res commercialis\u00e9es: Bi\u00e8re de Table sup\u00e9rieure, Blonde Sp\u00e9ciale, Bourlette, Brune, Ferd\u00e9 (FERnand DEvreux) bi\u00e8re de fermentation haute titrant 5,5\u00b0 de densit\u00e9, La Boraine (1930), La Provision, la Mastell, la Pils Lager Bier, Premi\u00e8re cat\u00e9gorie, la R\u00e9serve Sp\u00e9ciale, la Sp\u00e9ciale Mastell, un Stout, la Triple Sp\u00e9ciale.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"462\" height=\"600\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-44.png?resize=462%2C600&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43918\" style=\"width:531px;height:690px\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-44.png?w=462&amp;ssl=1 462w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-44.png?resize=231%2C300&amp;ssl=1 231w\" sizes=\"(max-width: 462px) 100vw, 462px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La brasserie Devreux. Photo prise depuis la maison familiale. Archives de la famille.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"679\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-45.png?resize=1024%2C679&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43919\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-45-980x649.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-45-480x318.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La cour de la brasserie Devreux<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"688\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-46.png?resize=1024%2C688&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43920\" style=\"width:674px;height:452px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-46-980x658.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-46-480x323.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Photo des enfants Devreux<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"674\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-47.png?resize=1024%2C674&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43921\" style=\"width:673px;height:442px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-47-980x645.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-47-480x316.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le personnel de la brasserie Devreux<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"675\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-48.png?resize=1024%2C675&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43923\" style=\"width:671px;height:442px\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-48-980x646.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-48-480x316.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pr\u00e9paration de la tourn\u00e9e de la brasserie Devreux.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><a href=\"https:\/\/monsblog.be\/les-ouvrages-de-philippe-yannart-sont-disponibles\/\">Les ouvrages de Philippe Yannart sont disponibles | Mons Blog<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"314\" height=\"314\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-50.png?resize=314%2C314&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-43930\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-50.png?w=314&amp;ssl=1 314w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-50.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/image-50.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w\" sizes=\"(max-width: 314px) 100vw, 314px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Philippe Yannart est ing\u00e9nieur en sciences nautiques et fut officier de marine marchande de 1969 \u00e0 1976, avant de r\u00e9int\u00e9grer l\u2019entreprise familiale sp\u00e9cialis\u00e9e dans le commerce du bois et port\u00e9e par cinq g\u00e9n\u00e9rations. Ex g\u00e9rant de soci\u00e9t\u00e9 , il a trouv\u00e9 pourtant le temps pour s\u2019investir dans diverses associations telles que le Cercle arch\u00e9ologique, la Maison de la M\u00e9moire ou les Montois-Cayaux, dont il est maintenant le pr\u00e9sident, pour \u00e9crire en patois, donner des conf\u00e9rences sur sa ville natale, r\u00e9diger des notices historiques et \u00e9crire divers ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 Mons et \u00e0 son pass\u00e9. Il est l\u2019auteur de plusieurs ouvrages d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la Cit\u00e9 du Doudou : Mons en Images \u00e0 la Belle Epoque, Mons, moi, je connais, Le Secret du Gouverneur de Mons, Les Enseignes montoises, A Mons avant la Grande Guerre, Mons la septi\u00e8me Porte, l\u2019\u00e9p\u00e9e de l\u2019Empereur, Pourquoi la tour de sainte-Waudru\u2026 histoire de la coll\u00e9giale sainte waudru.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Vous pouvez le contacter via son mail et lui commander ses ouvrages (frais de port 9 euros) : ph.yannart@hotmail.com<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La seule brasserie montoise actuelle est la brasserie Saint-Lazare rue Chasse Cambier, 4 \u2013 7000 Mons<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"> <a href=\"https:\/\/www.saint-lazare.be\/\">Saint-Lazare | Brasserie Montoise<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/brasseriesaintlazare\">(13) Facebook<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"498\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-37.png?resize=1024%2C498&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-52203\" style=\"width:583px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-37-980x476.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-37-480x233.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"947\" height=\"489\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-35.png?resize=947%2C489&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-52201\" style=\"width:583px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-35.png 947w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-35-480x248.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 947px, 100vw\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"985\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-36.png?resize=1024%2C985&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-52202\" style=\"width:203px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-36-980x943.png 980w, https:\/\/monsblog.be\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-36-480x462.png 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LES BRASSERIES MONTOISES par PHILIPPE YANNART Salut \u00e0 toi, bi\u00e8re limpide et blonde, Je tiens mon verre, et le bonheur en main. 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